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Le Web : début de l’an 1 après Olivier Martinez

Bilingual stop sign in Ottawa, OntarioVous avez suivi l’affaire Olivier Martinez contre le-reste-du-monde ?

Je me suis rendu compte que c’était très dur d’expliquer tout ça à quelqu’un de non-initié… ou qui ne suit pas l’actu du web français régulièrement… Alors pour ceux qui sont un peu perdus, ou qui ne comprennent pas pourquoi ça fait autant de bruit, voilà un petit résumé… (très) simplifié… :)

Introduction : Le web en l’an 1000 avant Olivier Martinez…

A ses débuts, le net était tout moche et tout triste… L’internaute se contentait de lire des infos sur un site web… sans pouvoir toujours y répondre. Un peu comme dans les journaux, il y avait des rédacteurs… et des lecteurs… et si l’internaute voulait lui même participer et rajouter une info, il devait créer son propre site web.

Puis est arrivé le Web 2.0 avec son lot d’améliorations ergonomiques pour l’internaute… dès lors, on pu concevoir des sites où l’internaute n’était plus seulement lecteur passif, mais devenait un acteur : lui aussi pouvait rajouter des infos sur le site. Une nouvelle famille de site Web apparu : les sites dont le contenu est généré par les internautes eux-mêmes

Mettre en commun les infos venant des internautes, ça ouvrait plein de possibilités : partager ses meilleures recettes de cuisine, ses meilleures lectures, ou également ses meilleurs liens vers des sites webs ou vidéos sur youtube, etc.

C’est comme ça qu’apparurent les Digg-like : pourquoi le nom de Digg-like ? parce qu’ils étaient basés sur le même principe de fonctionnement que le premier d’entre eux : Digg.

En résumé un Digg-like, c’était donc un site web, mais qui vit sa propre vie. Autonome. Car une fois le boulot du créateur du site terminé, le reste du travail était fait par les internautes. Exemple : vous venez de trouver une vidéo marrante, un article intéressant à lire, un truc surprenant, une nouveauté technologique ? hop vous créez un article sur un Digg-like pour partager l’info avec les autres internautes. Les liens proposés à la communauté peuvent ensuite être commentés (« wa, c’est cool ! », « beurk c’est nul »…) et notés par les autres internautes… Très vite apparaissaient en tête de liste les liens les mieux notés. Si ces liens ont intéressé tant de monde, ils ont de fortes chances de vous intéresser aussi. Au final : un temps fou de gagné, la liste des « meilleurs » liens du moment, servie sur un plateau… Bref, le top du Web 2.0

Parmi tous les digg-like, il y en avait bien sûr en français… dont un certain Fuzz très apprécié des internautes francophones, créé par un certain Eric Dupin, lui même très connu dans la blogosphère francophone.

Episode 1 : un beau jour…

… un utilisateur de Fuzz en surfant sur le net tombe tout à coup sur un blog qui attire son attention : il y trouve un article faisant état d’une rumeur de liaison entre Olivier Martinez et Kylie Minogue. Apparemment fan de rumeurs « people », et pensant que cette rumeur pourrait intéresser d’autres internautes friands (comme lui) de rumeurs people, il rajouta un article dans Fuzz en indiquant le lien hypertexte sur le blog où on pouvait lire les détails de cette rumeur.

Manque de chance, à cette époque, l’info n’intéresse personne et très vite l’article créé sur Fuzz par l’internaute n’a que ce qu’il mérite : il disparaît dans le fond du classement des infos importantes remplacé par d’autres news beaucoup plus intéressantes…

Episode 2 : … Olivier Martinez se fâche…

Mais voilà… le sieur Olivier Martinez ne l’entendit pas de cette oreille : il considéra que parler ainsi de sa vie privée était inadmissible, et il fut très très fâché… et on le comprend : personne n’a envie de voir sa vie privée être affichée sur internet.

Mais la réaction du sieur Olivier Martinez fut assez étonnante : sans aucun avertissement, il attaqua en justice… le blog qui diffusait la rumeur ? Mais non, que nenni ! Olivier Martinez attaqua directement le constructeur, l’architecte du site Fuzz ainsi que tous les autes sites qui avaient fait de même.

Cela fit grand bruit dans les chaumières de la blogosphère… alimenta des discussions passionnées pendant quelques jours : un buzz monstrueux apparu sur le net, des centaines de sites titrant « J’aime pas Olivier Martinez« , et même une petite bannière à rajouter sur son propre site ou blog pour soutenir « David » Dupin contre « Golliath » Martinez.

De nombreuses réactions un peu partout, relayées jusque dans les médias « traditionnels ». Mais malgré tout ça, personne ne pensa sérieusement que ça pourrait mal finir, la confiance était au rendez vous, internet n’était-il pas un espace de liberté finalement (sauf en Chine…) ?

Episode 3 : … et là… c’est le drame…

Le Jeudi 27 Mars 2008 après JC (Jésus Christ), le résultat du procès tomba : La justice donna raison à Olivier Martinez. Et tout le monde pris brutalement conscience que le constructeur d’un site web, était responsable devant la loi (française), non seulement des infos qui étaient affichées et donc créées par l’architecte du site, mais également de toutes celles des autres sites qui était accessibles au lecteur via les liens hypertexte contenu sur son site…

C’est tout le principe des sites Webs communautaires (dont le contenu du site est créé par l’ensemble des internautes) qui est remis en cause…

Et la date du Jeudi 27 Mars 2008 après JC (Jésus Christ) devint désormais dans tous les livres d’histoire du web le Jeudi 27 Mars de l’an 1 après OM (Olivier Martinez).

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Qui c’est Olivier Martinez ?

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